Diégèse  samedi 3 avril 2010 Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 17 février 1979
"Le haïku donne l'impression que ce qu'il énonce a eu lieu absolument."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que les commencements de printemps sont blancs et que le blanc est la métaphore du vide et que le vide est la métaphore de l'absence et qu'ainsi le printemps, par translation hasardeuse, est la métaphore de l'absence.
J'écoute une émission sur "les complotistes" qui depuis la mort d'Alexandre Le Grand jusqu'au 11 septembre 2001 énoncent des causes secrètes, cachées, mystérieuses et qu'il faudrait dénoncer.
Je pense à Dreyfus, au courage de ceux, dont Péguy, qui en réponse à ceux qui arguaient d'un "complot juif" ont su démontrer et démasquer un complot "anti juif", qui, au mystère ont su imposer la clarté. Il faudra donc aussi veiller à ce que l'anti complotisme ne soit pas un complotisme et se tenir toujours proche des Péguy, des Pasolini.
Le jour vient qui détruit la nuit. Le jour, entre deux nuits. Le jour sur nos corps affadis de sommeil. Le jour clair de ta peau.






2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
On ne sait jamais vraiment ce qui fait scandale. Je ne sais pas de quels textes tu parles.
C'est juste le texte, juste le texte qui file du texte, des phrases, des phrases et des phrases. Un seul coup qui vibre sur la ville, qui réveille la ville qui ne dort pas qui vrille la nuit et s'éteint. Obstination.
J'y ai perdu un peu d'âme, je le sais et je prends la pose évanouie pour me sentir encore proche de la grande ville. ... les journées sont blanches, sans aucun relief auquel agripper la mémoire, le souvenir d'un regard ou d'une main posée, d'une joue et le grain d'une peau que j'aurais pu aimer, un peu. Il se passe que je t'aime, que cet amour me vient de loin, qu'il me transforme jour après jour dans la solitude des jours, sans toi.