Diégèse  lundi 5 avril 2010 Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 10 février 1979
"Je pense que l'écrivain c'est quelqu'un qui travaille
sans cesse, sur, la corde raide de la déception."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que je pourrais sans doute écrire autre chose et qu'ainsi, écrivant autre chose, j'écrirais autrement, d'une autre façon, utilisant d'autres formes pour un autre projet. Mais je ne vois pas pourquoi je ferais cela, pourquoi je devrais faire cela.
Je retiens avec Barthes que je n'écris jamais ce que je voudrais écrire, que je n'écris jamais vraiment ce que je voudrais écrire vraiment, et que c'est sans doute cela, la déception de l'écriture et la corde raide de cette déception. L'oscillation, sur cette corde raide, c'est écrire comme le funambule avance sur la corde, quand le souvenir s'équilibre et se déséquilibre, tour à tour et dans le même temps.
C'est le jour désormais et c'est un jour sans ombre où chacun de tes gestes porte ma solitude, cet esseulement que la nuit, désormais, ne réparera pas.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Qu'est-ce que j'ai bien pu faire ? Tu pourrais écrire sur les gens, sur les autres, sur les autres hommes. ... rien que le commencement... ... ces six printemps qui parlent d'amour et qui, parlant d'amour, évoquant l'amour, évoquent l'amour déçu, l'amour toujours déçu... ... l'émotion du monde...
... le vin rouge qui tinte le soir, et le soir qui se prépare des soirs de fête, pour plus tard, pour l'été.