Diégèse  dimanche 11 avril 2010
Le texte en continu

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2010




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L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du
"Le bon haïku ou (celui) le haïku que j'estime bon,
déclenche en moi comme seul commentaire possible :
c'est ça. Oui c'est ça, c'est bien ça."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que le corps de l'autre, absent ou présent, caché ou dénudé, dès lors qu'il est objet de désir, rejoint le rêve, rejoint la nuit et il semblerait même que les corps ne consentent à s'engager parfois dans un acte sexuel que pour qu'ensuite, plus tard, cela fabrique du rêve, du désir et du manque. Dès lors, si "je ne sais pas ce que dans le texte le sexe est", je peux chercher et trouver que le sexe, c'est le texte.
Barthes, souvent, se reprend quand il considère qu'il enfreint la règle qu'il s'est donnée de ne pas abuser de la position d'autorité, de celle du "sujet supposé savoir". Affirmant quelque chose, il revient alors sur sa phrase pour ajouter un "enfin je pense que"... délicatesse qui cependant, dans la situation de cours au Collège de France, où le magister prend une place essentielle, a presque l'effet inverse. Puisque Barthes pense que ce haïku est bon, c'est donc qu'il est bon. Ainsi pense l'auditeur qui est aussi un "fan", au mieux un disciple. Le sujet supposé savoir ne peut réussir à être ni délicat, ni bienveillant. L'auditeur captivé ne saurait attendre ni hésitation ni expression d'un sujet. Il attend un oracle.
J'ai pourtant vu ce corps, que je n'imagine pas, et je l'ai vu de loin, assez loin pour te regarder. J'ai pourtant vu ce corps sans image et je l'ai regardé sans pouvoir t'imaginer.
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000

Ce ne sont même pas des événements.
Mais je ne sais pas ce que dans le texte le sexe est. Ni ne crient, ni ne rient, ni ne nient nos rêves.

... et ton corps près du mien pendant toutes ces journées et toutes ces nuits... ... me demandant pourquoi ton corps restait caché si souvent...