Diégèse  mardi 13 avril 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 24 février 1979
"comme il est admirable celui qui ne pense pas
"la vie est éphémère" en voyant un éclair.


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que la mémoire se souvient de la mémoire et que le souvenir est le souvenir du souvenir. Ainsi, l'écriture anamnésique est-elle une mise en abyme douloureuse et continue qui s'appuie sur le travail forcé de la remémoration. Cependant, ce travail est interrompu, constamment, par la sensation mémorielle qui n'est, elle, ni passée, ni future, ni nostalgique, ni pessimiste, ni d'ailleurs optimiste, qui ne spécule pas, mais qui est le présent dans sa soudaineté.
Je ne suis pas admirable et je pense que la vie est éphémère en voyant un éclair, mais aussi en regardant les nuages, mais aussi en marchant sous la pluie, et je me dis la même chose quand le soleil se lève et quand le soleil se couche, quand l'hiver disparaît et quand il reparaît. Je ne suis pas admirable et la vie est éphémère.
Au flux du souvenir, je caresse ta peau, au souvenir laissée, au souvenir marquée. Au flux du souvenir, je retrouve ta peau et la tension de ton corps, une nuit, cette nuit.




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Et la scène se remplit d'une odeur d'épices. J'accepte alors cette porosité avec le monde. Je ne me donne ni ne m'accorde aucune substance, aucune durée et encore moins de nombre. Au moment d'écrire, j'entends ta voix, elle chante en moi.
Je ne sais pas si tous les treize du mois, ce sont des amours anciennes et défuntes depuis de longs jours qui affluent et me disent que le temps passe et avec lui toutes les possibilités d'échapper longtemps à la gravité.