Diégèse samedi 17 avril 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 24 février 1979
"Tout d'un coup dans un certain haïku, il y a une apparition brusque du référent,
de l'objet évoqué, du référent, dans la promenade de la vie,
et dans la promenade du mot dans la phrase."


Ce que je retiens... (des années précédentes)...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait......puis ce que j'écris.
La ville est le lieu des images. Il n'y a pas d'images en dehors de la ville. Le paysage ne donne pas d'images. Il donne un décor et parfois une scène mais il ne constitue pas d'images. La ville, labyrinthe de géométries, d'angles, de lignes de fuite produit, comme sans y penser, des images et dès lors, les images placardées viennent appuyer ou contredire les images de la ville, spécifiquement urbaines et comme telles connotées.
Parlant ici du haïku, Barthes donne une définition dense et poétique de la poésie en une seule phrase. L'analyse structurale de cette phrase montrerait qu'elle fonctionne en forme de croix, comme le carré sémiotique de Greimas : la vie, la phrase, l'objet, le mot... et la poésie, ce serait la promenade. ou bien la littérature, c'est la même chose.
Je ferme les yeux et mes yeux fermés retiennent tes caresses. J'ouvre les yeux sur tes yeux fermés, mes yeux désolés de douceur à tes yeux fermés, silencieux.



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C'était de plus en plus difficile. Rien ne peut expliquer les images.
Je ne me souviens plus de la façon dont cela pouvait bien continuer. Le plus souvent, le moins souvent, faire des classements, des rangements, ce que je fais le plus souvent, dans le plus grand nombre de circonstances, ce que je fais le moins souvent, dans de très rares circonstances, dans ma vie, le plus souvent, dans cette vie, le plus souvent, là, encore.
L'inouï des images vient un peu maintenant et le ténu du temps... Je me laisse traîner dans les rues... Il porte encore cette ombre bleue, longtemps. ... le labyrinthe dans lequel tu as mis cette ville que j'ai aimée.