Diégèse  lundi 19 avril 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 24 février 1979
"Comme toujours, ce qui est absolument spontané,
c'est la culture, ce qui vient d'abord, c'est la culture."


Ce que je retiens... (des années précédentes)...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait......puis ce que j'écris.
Je retiens que les souvenirs se fabriquent quand la question du souvenir se retire à perte de vue, à perte de sentiment et de sensation. Je retiens que les souvenirs alors se font, tranquillement, dans un voyage, dans l'absence de voyage, dans la rencontre, dans cet ailleurs de la rencontre, comme un rêve.
"Ce qui vient d'abord, c'est la culture"... et c'est ainsi que se pose la question de toute création : comment dépasser ce qui vient d'abord et qui est culturel, et qui relève de la culture, qui est empesé de culture, qui est affligé de culture. Mais qu'y aurait-il au delà de cela, qui vient d'abord ? La nécessité, qui n'est pas forgée, qui n'est pas mise en forme, qui n'est pas négociable et qui fait que la création se fait, malgré la culture, malgré ce qui vient d'abord.
Vient alors le chaos de la nuit et le sommeil obscur qui ne se souvient pas et vient alors le chaos du sommeil et les rêves qui divaguent vers l'ailleurs sans amour, sans toi, sans réveil.




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Ma vie s'est réorganisée. Mais nous avons encore un peu de temps.
Les personnages vont partir et nous allons faire autre chose.

... puisque ce ne sont pas des souvenirs... ... le matin, quand le corps est à peine réveillé et les yeux déjà éblouis. ... comme un rêve d'enfance et comme un rêve d'amour. C'est une vraie gare, quand le train était un voyage et non un déplacement.