Diégèse  mercredi 21 avril 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 24 février 1979
"Le "ce n'est que ça" est très proche du "c'est ça".


Ce que je retiens... (des années précédentes)...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait......puis ce que j'écris.
Je retiens qu'il y a des jours où le texte, où le narrateur, où les personnages même, dans cette indépendance du texte et de la narration et dans cette indépendance des personnages, je retiens qu'il y a des jours où tout cela, en raison de la fatigue et de la lassitude et en raison de la ténuité des jours, je retiens qu'il y a des jours ou tout cela, la vie, pourrait s'arrêter.
Et je retiens que ces jours-là, ces jours où je prends conscience de la ténuité des jours, je retiens que je bascule dans le "ce n'est que ça", qui dans le texte se rapproche évidemment du "ce n'était que ça". N'est-ce d'ailleurs pas ce qui ferme Du côté de chez Swann, le "ce n'était que ça" traduit par "Dire que j’ai gâché des années de ma vie, que j’ai voulu mourir, que j’ai eu mon plus grand amour, pour une femme qui ne me plaisait pas, qui n’était pas mon genre !" La nuit, ce début d'absence, le jour, l'absence et l'idée de la mort comme seule présence finie, comme seule présence pleine, et la douceur dans l'égrènement des jours.



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Je ne perçois les souvenirs que par l'oubli et non par la négation de l'oubli.
Mais il est toujours possible de s'échapper.
Et je ne dois pas croire que je ne perçois pas l'infini par une véritable idée, mais seulement par la négation du fini...

... avec cette fatigue qui oblitère, qui manigance, qui insinue qu'il pourrait aussi y avoir la mort. Et je ne me voyais pas, et je ne me doutais pas.