Diégèse  jeudi 22 avril 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 24 février 1979
"C'est le soir, l'automne, je pense seulement à mes parents.
C'est le soir, l'automne, je pense seulement à mes parents."


Ce que je retiens... (des années précédentes)...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait......puis ce que j'écris.
Barthes lit deux fois le haïku n° 60 du recueil qu'il a distribué aux auditeurs du Collège de France et ce que je retiens, à la deuxième lecture, c'est sa voix qui se brise presque, l'émotion quand, lisant je pense seulement à mes parents, il pense, seulement, à ses parents.
Qui était ce cousin de Stendhal, Romain Colomb, qui publie en 1833, sous ses seules initiales, un Journal d'un voyage en Italie et en Suisse pendant l'année 1828 ? S'il n'a pas le style de son cousin, il partage avec lui le goût pour les femmes et la distance amusée d'avec le monde qui permet de décrire, qui permet d'écrire dans ce français chantant et ironique qui fleure encore bon le 18ème siècle. Certains se demandent s'il a voulu rivaliser avec son cousin. Je crois davantage que, Grenoblois l'un et l'autre, ils partageaient cette curiosité pour ces voisins proches et lointains de derrière les montagnes en ces temps où, par la route de Bourgogne, il fallait quarante-six heures pour rejoindre Lyon de Paris.
La nuit, cette présence infinie et l'espace et le temps à la nuit quand le grain de ta peau, à ma peau se rappelle et rappelle la nuit.
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
... une soupape sémantique. Je ne connais pas le désir.
Puisque c'est infini et que les personnages sont partis, il y a demain, qui est encore infini puisque c'est demain et qui passera insensiblement de cet infini au fini, demain qui sera fini et infini.


... écrire ces quelques lignes et dormir... Et le temps passe, marque les promenades vides. ... je n'ai même plus les corps expédients qui me faisaient t'oublier parfois.