Diégèse  mardi 27 avril 2010
Le texte en continu

ce travail est commencé depuis 3770 jours et son auteur est en vie depuis 18223 jours (18223 = nombre premier)
2010




hier
L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 3 mars 1979
"Beaucoup beaucoup noter, tout le temps noter,
en divisant beaucoup, finalement, téléologiquement,
c'est le roman qui est au bout."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que rien n'assure que le texte va se construire parce que l'écriture continuerait et je retiens aussi que rien n'indique que l'écriture va continuer. Tout cela, chaque jour, à chaque mot, peut s'arrêter car l'écriture est infinie et ne peut pas être maîtrisée "par moi, qui suis fini".
Est-ce certain que "c'est le roman qui est au bout" de l'activité de notation ? Il n'y a peut-être, à la fin de l'écriture, que la fin de l'écriture et l'écriture ne sert ni à conjurer sa fin, ni à la préparer, ni même à rien en dire. Il y a, un jour, que l'écriture s'arrête et c'est tout.
Je te regarde à la lumière et le jour est cet éloignement. Je regarde la lumière et le jour, et cet autre jour encore, affaibli, à distance.




2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000

Je joue avec des mots que je choisis.
Il n'y a aucune raison qu'il se passe quelque chose. Gravitation, gravité, gravir, grave. Il est en effet de la nature de l'infini de n'être pas compris par moi, qui suis fini... (Descartes)
Je n'en saurai jamais davantage et je sens la fatigue, déjà.
Je voulais aller à Toulouse, revoir les rives de la Garonne, seul endroit où mourir.