Diégèse  vendredi 3 décembre 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 12 janvier 1980
"Je puis vivre l'œuvre à faire comme une sorte de dérèglement. Une folie, une manie,
qui me coupe de tout, une espèce de schize."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que l'amour, la mort et le sentiment religieux sont liés et que cela n'est ni nouveau, ni même intéressant. Je retiens en revanche que dès leur rencontre, certains êtres sont destinés à devenir des souvenirs. Qu'il s'agit ben là de leur destinée et que cette destinée seule nous rappelle l'amour et la mort.
Mais cette "schize" de l'écriture qu'évoque Barthes, qui ferait que par folie, par manie, je serais coupé de tout car entièrement et seulement dans l'écriture ; cela, c'est ce que je désire et je ne pourrai vraiment considérer ce que j'écris que lorsque je me serai mis dans cet état et qu'il sera durable.
Ce soir, le soir ne viendra pas comme viennent les soirs, doucement tristes, mais il viendra, le soir, de sa violence.






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Sur tout cela, je n'ai pas de sentiment.
Tu seras un souvenir.
... après avoir convoqué pour les examiner tous mes sens, la mémoire et l'entendement, rien ne m'est rapporté par aucun d'eux qui s'oppose à tout le reste.
Comment pourrai-je plus tard penser au voyage ? Je dors, je ne dors pas, je dors encore, me réveillant souvent pour penser un peu à toi, comme on fait ses dévotions. J'écoute un artiste parler des chagrins d'amour et s'étonner que lui ne soit pas mort.