Diégèse  lundi 6 décembre 2010
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Roland Barthes - Collège de France - séance du 12 janvier 1980
"Et la maîtrise dans l'ordre littéraire, la maîtrise serait plutôt un appauvrissement dirigé,
une sorte d'économie épicurienne des plaisir qu'on est apte à donner en écrivant."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
En écrivant une fiction à la première personne, je me prive du plaisir d'un dialogue différent, inusité, avec les personnages pour un autre plaisir, qui vient de l'enfance, et qui doit être celui de l'identification. Ainsi, les fictions peuvent-elles être classées en fonction de ces jeux de l'enfance. Il y a les fictions où l'auteur-narrateur est lui-même chevalier ou princesse, protagoniste engagé et puis les fictions où ce même auteur, qui n'est pas toujours le narrateur, joue à la poupée et fait dialoguer "Barbie" et "Ken". Toute critique littéraire de la fiction devrait pouvoir revenir à ces fondamentaux.
"Les plaisirs qu'on est apte à donner en écrivant." dit Barthes. C'est ainsi que les écrivains à la mode s'affichaient en 4 par 3 pour la rentrée littéraire. Tout dans leur pose semblait promettre le plaisir. C'est alors que le livre devient une métaphore transactionnelle d'un plaisir sexuel directement donné par l'auteur mis en scène. Ils promettent de la littérature godemiché.
Ce soir, je fermerai les yeux et je ne me souviendrai pas de toi, je ne me souviendrai pas de mon amour, quand nos lèvres bouleverseront la nuit.




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Il y a des personnages et puis il y a aussi des personnages secondaires. Il peut y avoir plusieurs significations à notre voyage, comme dans un conte pour enfants.
Je pensais que c'était chose entendue qu'ils étaient des personnages...


Je ne me promène pas vraiment... ... et je disais que je t'aimais alors que je ne te voyais plus, même derrière les paupières, fermées pour reposer les yeux, même dans le silence des déambulations, pour rêver, doucement. Dans la musique forte, je marque les tendresses des arrêtes des visages...