Diégèse  samedi 11 décembre 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 12 janvier 1980
"Alors en langage moderne on dirait que ce qui lutte avec l'œuvre,
ce sont toutes les formes de drague."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je ne retiens rien des années précédentes sinon ce paragraphe de 2009, et qui me semble parfait, paradoxalement parfait. Justifier l'écriture par "cette absence essentielle de désir", c'est un retournement intéressant. J'écris parce que je n'aime pas ou pas assez. Les auteurs de romans d'amour ou de poèmes d'amour ont tenté de faire croire le contraire. Mais ce sont des menteurs. Si j'aimais vraiment, je n'écrirais pas, j'aimerais. La forme artistique parfaite, ce n'est pas l'œuvre à faire, c'est l'amour parfait.
Qu'est-ce qui "drague" et qui lutte avec l'œuvre ? Tous les autres textes, qu'ils soient lus ou écrits, littéraires ou non. Et puis il y a aussi certaines figures de style, en particulier la métaphore. La métaphore drague. Il faut donc s'en méfier. La preuve ? L'utilisation du verbe "draguer", ici, est déjà une métaphore.
Ce soir, soir inaccompli à tes lèvres et ma main jusqu'à ton cou.






2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Nous transformons le vide détaché, cette absence essentielle de désir, cette fiction première, en temps qui passe et c'est le temps qui passe qui signale et qui marque ces petits riens que nous engrangeons dans une construction aléatoire que nous appelons "notre vie". Le sens, les mots...
Il y aurait le désir.


Je vois le temps qui passe mieux que tout le monde...
... peut-être juste là où les souvenirs afflueraient, se donneraient enfin des airs de littérature.