Diégèse  mercredi 15 décembre 2010
Le texte en continu

ce travail est commencé depuis 4002 jours (2 x 3 x 23 x 29 jours)
et son auteur est en vie depuis 18455 jours (5 x 3691 jours)
2010

ce qui représente 21,6852% de la vie de l'auteur

hier
L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 12 janvier 2010
"Les critiques ne témoignent jamais, jamais, du besoin qu'il peuvent avoir d'un livre.
Les critiques n'ont pas besoin des livres.
Ils en ont tout le contraire. Ils ont besoin de ne pas lire.
Leur besoin profond, c'est de ne pas lire.
Puisque lire est leur métier."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que c'est le mauvais jour et que c'est ainsi chaque année, qu'il faut l'accepter dans l'attente du solstice, que c'est une montée vers le solstice et qu'il faudrait en conséquence se contenter de psalmodier en prenant garde au froid, au vent et aux esprits mauvais.
Des critiques littéraires, Barthes dit qu'ils ont "tout le contraire" de besoin des livres. Qu'est-ce que le contraire d'en avoir besoin ? En avoir suffisamment ou en avoir assez ? Sans doute, le critique, peut en avoir assez des livres, sauf s'il est fétichiste ou collectionneur, ce qui est la même chose. Je me demande pourquoi Barthes porte cette charge sur le critique. Sans doute parce que celui qui écrit "sur" sans pour cela faire lui même un travail de création - ce qui est réservé aux plus grands critiques - celui-là, pour Barthes, usurpe quelque chose de l'ordre de l'écrire.
Ce soir dans la chaleur artificielle à l'artifice même de notre désir.


2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je ne peux rien faire de ce qui revient à l'écrivain dans l'imaginaire social, ni même dans l'imaginaire littéraire. Je vais me promener.
C'est bientôt l'hiver, l'hiver officiel, cet hiver qui va marquer votre interruption.


... jusqu'à ce que le sommeil prennent le pas sur la fatigue. Et je me sens plat, transparent, idiot. Je peux danser enfin lentement, comme ton exorcisme.