Diégèse  mardi 21 décembre 2010
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Roland Barthes - Collège de France - séance du 26 janvier 1980
"C'est à dire que ce que je vivais d'un côté ne passait absolument pas
dans ce que j'écrivais de l'autre
."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Il y aurait eu ainsi, dans ce plein hiver, dans le fantasme du plein hiver, des caresses, un fantasme de caresse, solstice de la nuit longue qui se blottirait.
Dans son cours du 26 janvier 1980, Barthes raconte que reprenant des notes, un agenda, et comparant des dates, il se rend compte avec étonnement qu'il vivait une passion très douloureuse au moment même où il publiait sous forme de chroniques mensuelles Les Mythologies, ce dont il ne trouve pas trace dans ces textes. Il en fait une preuve du caractère autonome de l'écriture chez le sujet écrivant, qui pourrait aller jusqu'à la schize. Soit. Je me pose alors la question de la photographie. N'y a-t-il pas rencontre imposée entre le sujet-qui-fait-la-photo et le sujet-qui-vit au moment exact où la photo est prise ? Eh bien non. De la même manière que je ne sais pas très bien ce que j'écris, donc qui écrit, je ne sais pas non plus très bien ce qu'est l'image qui vient d'être prise et le lien ténu, s'il existe, que l'image produite entretient avec ma vie.
Ce soir au plus près d'aimer dans l'immensité de la nuit.





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Je sens revenir des souvenirs d'hiver et des images de toi qui font encore froid. Déjà, il n'y a plus vraiment de voyage.


Elles m'ont en effet paru d'une si grande importance que je jugeais nécessaire d'en parler plus d'une fois...
Je revois la Toscane refroidie,
Je caresse ma bouche du bout des doigts et ce sont tes lèvres qui caressent mes lèvres.