Diégèse  vendredi 24 décembre 2010
Le texte en continu

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L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 26 janvier 2010
"Et d'ailleurs Bachelard dit : pour durer, il faut se confier à des rythmes,
c'est à dire à des systèmes d'instants.
Le rythme au fond c'est un facteur... tendantiellement,
c'est un facteur d'immortalité."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens qu'il convient chaque année de laisser filtrer Noël dans l'écriture tout en évitant Noël. Qu'est-ce que je remarque de Noël cette année ? Presque rien. Dans les publicités télévisées de Noël, qui utilisent le mot "Noël", le plus souvent la prononciation a changé. Dans mon enfance, et même il y a quelques années encore, l'accentuation se faisait sur la syllabe de fin. Aujourd'hui, souvent, l'accentuation se fait sur la syllabe du début. Ce sont ainsi de curieux "Nooooooëls" qui sont annoncés et fêtés, remplaçant les "Noëëëëëëls" d'antan. "Se confier à un système d'instants" dit Bachelard cité par Barthes. C'est cela la base de la culture, rites, mesures, échanges mesurés, tarifés, comptes, décomptes... qui sont autant de tentatives humaines de matérialiser cette idée "plus parfaite que moi" dit Descartes, qui est cette idée folle de l'immortalité et qui ne peut être supportable que par l'instauration de rythmes dont la jonction se nomme souvenirs. Ainsi, dans la société de maintenant, la consommation nous vend des rythmes qui se nomment "fêtes", "vacances", "séries télévisées", et même "spectacles", "livres". Même les amis sont désormais consommables. Je me confierai donc, encore, à d'autres rythmes maniaques qui sont ceux d'une écriture sans fin mais aussi une écriture sans but.
Ce soir une main si près et l'air sur toi se renverse dans son déchirement.


2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
C'est aujourd'hui un jour de pause et de ce jour, je ne ferai rien d'autre que de n'en rien faire. Je sais que je pourrais avoir l'idée d'une chose plus parfaite.
Car si tout est aléatoire, et même le texte, et surtout le texte, ce qui n'est pas aléatoire, c'est la fin du texte.
Mais comment, de cela seul qu'il y a en moi l'idée d'une chose plus parfaite que moi, il s'ensuit que cette chose existe effectivement, ce qui suit le montrera amplement. (Descartes)
... le gel avec toi, une main si près, et dans une caresse, l'air italien se renverse. ... un peu de colère et puis il y a les fruits, de la joie, du plaisir. Mais c'était déjà plus tard, quand l'adolescence laissait croire que les étés seraient longs, que des vacances sans fin apporteraient la volupté et des caresses et des baisers.