Diégèse  samedi 25 décembre 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 19 janvier 1980
"Chacun pense l'autre à disposition."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Il y a bien sûr ce fantasme que la fin de l'année soit la représentation de la fin de l'écriture qui deviendrait, par extension, la fin de la littérature. Mais la fin de l'année n'est qu'une convention sans aucune nécessité dont pourraient bien dépendre l'écriture ou la littérature. Il n'y aurait d'ailleurs plus de littérature, comme système, qu'il y aurait encore de l'écriture. Il n'y a parfois déjà plus de littérature quand l'écriture ne tarit pas.
"Chacun pense l'autre à disposition." C'est dans cette mise à disposition fantasmatique de l'autre que naît l'ennui de l'autre qui n'est jamais qu'un autre ennui de soi.
Ce soir je reviens à ta bouche comme une preuve.
Ce soir comme l'idée douce de ta bouche empressée.






2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je ne suis pas obligé de me souvenir et pourtant je me souviens. C'est en parlant davantage que les souvenirs pourraient revenir.
Est-ce que c'est encore un texte, un agencement de mots qui ne s'oblige à rien ?
Et qui a jamais su ce qui se passait dans le cœur d'amour des hommes ?
Je m'ennuie un peu jusque dans le sommeil.
Je n'ai que ton souvenir, toi, en bandoulière.