Diégèse  lundi 27 décembre 2010
Le texte en continu

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2010




hier
L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 2 février 1980
"Qui est responsable du texte, eh bien moi, le premier."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
J'ai longtemps refusé l'évocation de l'OuLiPo pour ce travail quotidien, répugnant à je ne sais quoi qui ressemblerait déjà à quelque chose et répugnant aussi aux formules mathématiques. Cependant, ce travail quotidien répond entièrement au projet de l'OuLiPo :
"OU c'est OUVROIR, un atelier. Pour fabriquer quoi ? De la LI.
LI c'est la littérature, ce qu'on lit et ce qu'on rature. Quelle sorte de LI ? La LIPO.
PO signifie potentiel. De la littérature en quantité illimitée, potentiellement productible jusqu'à la fin des temps, en quantités énormes, infinies pour toutes fins pratiques
."
Dois-je alors l'accepter ? Rien ne m'y oblige puisque je ne m'oblige qu'aux seules contraintes d'écriture que je me suis fournies. Mais j'accepte, je dois bien accepter que ce travail ne soit donc pas inclassable.
Je suis, comme le dit Barthes, "responsable du texte, moi le premier". Mais cette affirmation est à la fois une exclusion des tous les intermédiaires potentiels du texte, éditeur, imprimeur, magazine, site internet, presque un énoncé juridique fixant la responsabilité en cascade bien connue dans le droit de l'édition ; et, à la fois aussi, une invitation à une co-responsabilité du texte qui, en premier lieu, cherche à interpeller le lecteur. Que demander au lecteur ? Non pas d'aimer ou de ne pas aimer mais de prendre, avec soi, sa part de responsabilité du texte.
Ce soir cette odeur soudaine au désir soudain.
Ce soir vengeur de l'attente, violemment caressé.


2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je n'ai pas raconté d'histoires. Et les mots ne nous manquent pas, ne nous manqueront jamais, même si nous n'avons pas construit d'histoire.
Une histoire ne vaut que pour la trace temporelle qu'elle laisse dans notre esprit. C'est un jour de la fin de l'année, un des derniers jours de l'année, un jour où il faut préparer les résolutions de la nouvelle année, les bonnes résolutions, les résolutions volontaristes.


La neige a ajouté à l'angoisse du texte qui doit se terminer... Je pense à ta bouche que je voulais embrasser.