Diégèse  mercredi 29 décembre 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 16 février 1980
"Et parce que je suis une sorte de laissé pour compte du réel,
je ne puis m'en faire reconnaître qu'au prix, évidemment,
d'une certaine oblation."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens la permanence du projet d'écriture, au delà des protocoles adoptés chaque année et qui ne sont, eux, que fortuits, déjà surannés.
Que serait l'oblation, ce don de soi, qui permettrait de se faire reconnaître du réel ? Ce serait tout à la fois écrire ou arrêter d'écrire. Ce serait accepter que le réel même se modifie par la seule présence de soi comme autre à l'autre.
Ce soir fidèle une fois à notre fluidité.







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Je suis dans une chambre, seul, imaginant des ombres, me figurant des ombres. Je regarde la vie et ce voyage défavorablement.
On ne peut pas chanter n'importe quelle chanson.
Mais ce n'est pas non plus de la littérature, ni un essai moral, ni un poème, ni même des notes de lecture. ... hos autem interdum fallere deprehendi, ac prudentiae est numquam illis plane confidere qui nos vel semel deceperunt. (Descartes)
or je me suis aperçu qu'ils trompent (les sens) quelquefois, et il est prudent de ne jamais tout à fait se fier à ceux qui, ne serait-ce qu'une fois nous ont abusés.

La crainte de maladies incurables donnait à la fête un tour mortuaire. On retrouve, avec bonheur, les couleurs vives des anoraks molletonnés sur les quelques pistes de ski ouvertes et la couleur rouge des luges des enfants, et leurs cris lorsque ça descend trop vite.