Diégèse  lundi 22 février 2010
Le texte en continu

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2010




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L'atelier du texte demain

Derniers instants du son de l'exposition "Personnes"
de Christian Boltanski au Grand Palais - Monumenta -


Ce que je retiens... (des années précédentes)...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait......puis ce que j'écris.
Je retiens qu'un texte conduit longtemps, mené longtemps sans autre direction, sans autre but que de durer, que de durer longtemps, alors je retiens que ce texte, qui dure, qui n'a d'autre objectif que de durer, longtemps peut-être, qui ne sait rien dire d'autre, vraiment je retiens que ce texte, par sa profusion même, parce qu'il dure longtemps, se rapproche d'un genre, s'adosse à un genre littéraire, à un genre ancien, à un genre littéraire antique qui est peut-être le premier des genres littéraires, mais qui est un genre littéraire inusité, désormais inusité, désormais forclos qui serait la prophétie.
Au Grand Palais des Champs Élysées, Christian Boltanski présentait Personnes. L'espace de la nef était occupé par le son diffusé de cœurs battant. Je voulais assister au dénouement du drame ainsi créé, l'arrêt des battements des cœurs.

Et me revient la Ballade du cœur qui a tant battu de Charles Péguy...

"Cœur dévoré d'amour
Fervente joie
Mangé de jour en jour
Vivante proie
."

Et je pourrais t'entendre, et si je me penchais, et si je me penchais un peu vers ton souvenir, si je me penchais un peu vers le cœur de ton souvenir, si je me penchais vers le cœur du souvenir de toi, si je me penchais là, parfaitement là, j'entendrais le battement du cœur du souvenir, ce battement là, parfaitement là.
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Il n'y a plus aucune mémoire d'aucun texte. A moins que ce ne soit le texte...

C'est à 50 000 années-lumière,  ou peut-être à 30 000 années-lumière, dans la constellation du Sagittaire. Je ne chercherai pas quelles peuvent être les choses que moi, j'ai un instant tenues pour véritables et qui ce sont ensuite révélées incertaines et qui m'ont fait défaut.

Je me rappelle bien la mesure de ton cœur et ton pouls et le mien qui tentaient de trouver un rythme commun. ... je voudrais encore que mon cœur batte fort, qu'il empêche mon sommeil et que le sommeil vienne.