Diégèse  dimanche 3 janvier 2010 Le texte en continu

ce travail est commencé depuis 3656 jours et son auteur est en vie depuis 18109 jours (7 x 13 x 199 jours)
2010

ce qui représente 20,1889% de la vie de l'auteur

hier
L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 2 décembre 1978
"Arrivé à un certain âge, on peut employer l'expression commune : les jours sont comptés."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait...
...puis ce que j'écris.


Emmanuelle Riva et Eii Okada dans le film d'Alain Resnais, Hiroshima, mon amour (1959)


Je retiens cette joie, cette satisfaction à mesurer que je suis toujours sur la même piste. Le travail de cette année, qui est aussi le travail des années précédentes, et qui est aussi le travail des années à venir, des années qui restent à venir, semble suivre deux pistes qu'il s'agirait d'articuler : la piste de la catastrophe, des catastrophes et celle de l'amour, de l'histoire d'amour, d'une histoire d'amour. Ce ne sont pas de nouvelles pistes. Ce ne sont pas des pistes originales et écrivant cela, je vais à Hiroshima et je me souviens du titre du livre de Marguerite Duras, du film d'Alain Resnais, Hiroshima, mon amour.

Et j'apprends que le titre japonais est une liaison de 24 heures / 二 十四時間の情事.

Dans les matériaux des années précédentes, ce qui m'étonne, ce qui m'étonne et me réjouit de cette réjouissance que donne ce qui confirme, ce qui atteste, ce qui prouve que tout cela est bien déterminé et que je fais bien toujours la même chose et que si je fais toujours la même chose, je le ferai peut-être toujours.
Affiche du film Hiroshima, mon amour Alain Resnais 1959 Il était une fois ton souvenir dans une ville rendue au calme, ton souvenir que je n'attendais pas. Je ne pensais pas à toi, je n'aurais pas pu vouloir penser à toi. Et ton souvenir est venu. Il est donc arrivé quelque chose, dans ce calme apparent de lendemain de fête. J'ai pensé à ton nom et j'ai pensé à Hiroshima. Emmanuelle Riva dit à son amant, à la fin du film de Resnais dont les dialogues sont écrits par Duras, qu'Hiroshima est son nom. 
Et moi, quel nom pourrais-je bien te trouver ?

Ton souvenir revient désormais et je sais que s'il revient, c'est bien que les jours sont comptés.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je pourrais m'échapper et dans ces moments retranchés, me souvenir et même me souvenir. Je crois que je n'aime pas cette ville. C'est le lecteur qui choisit ensuite l'intensité du drame. La lumière bleutée capte le reflet, capte parfois le reflet d'un anneau à l'un des doigts de la main.

Elle ferme les yeux de fatigue, tout le jour, toute la nuit, immense désir.

Je ne sais qui me manque le plus de F ou de Barthes, de F ou de Duras.