Diégèse  mardi 5 janvier 2010 Le texte en continu

ce travail est commencé depuis 3658 jours et son auteur est en vie depuis 18111 jours (3 x 6037 jours)
2010

ce qui représente 20,1977% de la vie de l'auteur

hier
L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 2 décembre 1978
"Écrire le vouloir-écrire dit cela : que la mort sert à quelque chose
et que le vouloir-écrire et l'écrire servent à sauver."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait...
...puis ce que j'écris.
Je retiens cet espace imaginaire particulier qui serait le lieu de l'écriture et je retiens aussi que cette écriture serait l'écriture, toujours, de l'amour déchu. La télévision, les médias, mais la télévision surtout, commémorent le tsunami du 26 décembre 2004 et pour commémorer, il faut raconter ce qui s'est passé, la catastrophe. Dès lors, la télévision enserre l'événement, cet événement, dans des récits de différentes catégories et parmi lesquels, l'explication scientifique, le témoignage. À ces récits, la télévision ajoute du commentaire, du liant, de l'occupationnel et du compassionnel.
Mais si l'on y regarde bien, et si l'on écoute bien, il y a autre chose dans les récits du tsunami, autre chose qui serait d'un autre ordre, celui de l'esthétique. Les témoignages, tous, évoquent la force et la beauté du phénomène. Peut-il alors y avoir catastrophe et souvenir de la catastrophe sans dimension esthétique, donc anthropologique du phénomène ?
Tsunami aux Maldives Je dois essayer d'écrire ici ce qui s'est passé. Je dois témoigner et tranquillement poser là l'angoisse qui rôde un peu encore, autour de moi, autour de la scène, autour du souvenir.

C'était il y a plusieurs années, vingt années peut-être, la soudaineté, la brutalité même, du sentiment amoureux. Depuis, la stupeur et pour décrire la stupeur, il n'y aurait rien que la métaphore et la métaphore qui vient, la métaphore de la catastrophe, c'est le tsunami.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je dois cependant essayer d'écrire ici ce qui s'est passé.
Qu'est-ce qui va construire l'imaginaire ?
Tranquillement posé là, avec l'angoisse pourtant qui rôde un peu et qui ronchonne, je persiste à sauver la raison par l'amour et j'attends d'autres mots et j'attends encore. un petit voyage pour adoucir les symptômes du manque.