Diégèse  jeudi 7 janvier 2010 Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 2 décembre 1978
"Il se produit un moment, dans le cursus de l'âge, dans la vie, où il devient loyal, ...
nécessaire, de regarder en face l'usage du temps avant la mort"


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que le mois de janvier n'est pas celui des résolutions, de bonnes résolutions, de résolutions de réformes personnelles, mais celui de la mesure, de la mesure du temps qui vieillit, qui fane, qui flétrit et que ce doit être la sécheresse de l'air, le froid, le vent, qui provoquent cette crainte, cette plainte. Il neige. Il a neigé. Tous les médias répètent l'information et je pense que c'est à peine une information. Tous les médias guettent les conséquences possibles de la neige et si possible les conséquences dramatiques de la neige qui feraient qu'il y aurait plus à dire de cette information. Il neige et les médias attendent que cela puisse devenir une catastrophe. C'est ainsi que je lis ce titre : "Neige : le Loiret bascule dans l'alerte orange". L'image instantanée qui vient du titre est bien une image de panique, d'effroi, de chaos, que je remplace vite, pour ma tranquillité, par quelques champs du Gâtinais, blanchis, calmes, s'ébrouant de brume. Et dans le temps discontinu du souvenir, après, tout de suite après, au même instant, tu n'étais plus là et l'hiver, cet hiver durable, cet hiver rigoureux, avait pris la place du printemps, de ce printemps léger, disponible au possible. Car le souvenir ne connaît pas la durée. Car le souvenir ne connaît pas la transition. Car le souvenir ne connaît pas de chaîne de causalité. Car le souvenir ne connaît que l'émotion.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je vais essayer de l'écrire ici, puisque c'est mon rôle. Le temps approche de faire se rencontrer la fiction, les fictions, avec ce qui sert de réel.


Et les lèvres sèches, et la peau du cou qui devient fine et les yeux qui se cernent et la tendresse qui joue au souvenir dans les caresses.

Le même secret, la même impatience, la même confiance dans le désir reconnu.