Diégèse  mardi 12 janvier 2010 Le texte en continu

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L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 2 décembre 1978
"Je veux dire que la chose à ne pas supporter, c'est de refouler le sujet, quels que soient les risques de la subjectivité."

Fabrice Luchini, en 1979, à propos du texte de "Perceval le Gallois" d'Eric Rohmer :
"le texte, débarrassé de tout ce qui pourrait être quotidien, normal, la vie, se manifeste dans sa dimension poétique, et c'est ça l'entreprise, et c'est ça l'entreprise extraordinaire."
extrait d'une vidéo sur INA.fr

Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je ne retiens rien de particulier, sinon que la mémoire est floue et que l'écriture des jours est plus floue que la mémoire des jours.
Ce doit être la fatigue. Elle est récurrente en tous ces débuts d'année, et même Descartes en perd de son assurance. Il n'y a rien de certain.
La mort d'Éric Rohmer. Peut-on écrire de Rohmer que c'est un cinéaste du texte ? Je peux le penser en entendant Luchini ou encore Trintignant parler de l'écriture du script de Ma Nuit chez Maud. Est-ce qu'un cinéaste du texte devient un cinéaste classique ? Est-ce que l'époque supporte encore qu'il y ait des textes ? Mais si tous les récits se valent et si chaque récit évolue dans la multitude des récits possibles, pourquoi écrire ce texte, ce récit, ce texte précisément, ce récit précisément et non pas un texte qui serait approximativement celui-ci, approximativement celui-là, un récit qui serait à peu près le même récit ou qui serait un tout autre récit ?
Il y a que je veux écrire le récit de ta rencontre et qu'il ne doit y avoir qu'un seul texte qui puisse correspondre à cela.





2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je ne me souviens jamais que de ma solitude.


Une seule chose peut-être : il n'y a rien de certain. Reprendre à rebours, dans le désordre ordonné des souvenirs.