Diégèse  dimanche 31 janvier 2010 Le texte en continu

ce travail est commencé depuis 3684 jours et son auteur est en vie depuis 18137 jours (7 x 2591 jours)
2010

ce qui représente 20,3121% de la vie de l'auteur

hier
L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 9 décembre 1978
"Mais devant une œuvre qui sonne vraiment comme une œuvre,
on ne se dit plus : pourquoi cette histoire plutôt qu'une autre ?"


Ce que je retiens... (des années précédentes)...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait......puis ce que j'écris.
Je retiens que plus j'écris, moins il m'apparaît clairement ce que peut être la mémoire, moins il m'apparaît précisément la manière, la manière et la façon dont la mémoire se mobilise pour l'écriture du texte, pour le texte. Il me semble davantage que c'est une autre faculté mentale que je dois mobiliser, que c'est ailleurs, que c'est autre chose, qui ressemble à la mémoire mais qui, strictement, n'est pas la mémoire. Je ne sais pas ce que c'est et je voudrais le savoir. Le savoir en effet pourrait apaiser cette crainte quotidienne de ne pas retrouver le chemin de l'écriture, le chemin du texte. "se tenir là, indépendamment de ce qui arrive, n'arrive pas, dans la magnifique attente."
Arnauld Le Brusq
Monuments

éditions L'insulaire
Je dois ainsi recommencer. La lumière à 360°. La trace de ton sourire courbe, ton sourire courbé dans la lumière. Je dois recommencer. La trace de la gravité de ton sourire dans la lumière, ton sourire grave et courbé. Je dois recommencer et reconstruire le texte et reconstruire la scène et retrouver ton souvenir et je dois faire cela, refaire cela, ce souvenir, ce fantasme de souvenir, sans en appeler pourtant à ma mémoire car ma mémoire ne sait rien ou presque du souvenir de toi.


2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
... nous nous occupons trop de la mémoire et cette préoccupation, cette préoccupation individuelle et collective oblitère le présent, le masque, l'annihile.
Le texte s'échappe.