Diégèse  dimanche 4 juillet 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 1er décembre 1979
"S'ils n'écrivent pas, s'ils n'ont pas mis l'écrire dans leur vie,
vers quel temps est-ce qu'ils peuvent se tourner ?"


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens qu'avant d'écrire, je n'ai rien de particulier à écrire et c'est peut-être cela qui permet l'écriture quotidienne, cette absence de motivation du signifié. Cette écriture est avant tout un signifiant complexe et qui se complexifie d'années en années. Du signifié, je ne sais rien et n'en veux rien savoir.
Ce n'est pas pour passer le temps que j'écris mais bien pour inscrire l'écrire dans le temps, ce temps qui passe et qui pourtant ne passe pas. Car rien ne me prouve que le temps, cette abstraction, cette équation, passe et c'est plutôt moi qui passe dans un espace continu que je classe, que je nomme. Par l'écriture, j'invente d'autres espaces qui peuvent ne pas être nommés, j'invente donc une autre abstraction temporelle et le temps ne passe plus, il s'écrit. C'est cela que je nommerais "diégèse".
Tu veux me voir et tu veux me parler. Je vais te voir et je vais te parler et notre rencontre annulera le temps perdu.





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Je ne peux vraiment rien raconter. Je dois écrire cela.
Ce n'est pas plus difficile.
Et je ne sais pas, et je ne choisis pas, je ne dis plus rien, je cesse, je cesse juste.
Je suis déjà venu ici, je me souviens, avec d'autres chansons dans la tête... ... je pense à toi alors que tu es là, comme si tu n'étais pas là... Je ne sais pas bien où je suis...