Diégèse  lundi 5 juillet 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 1er décembre 1979
"Donc je reprends et j'explore un peu cette, comment dirais-je,
ce concept ou cette notion d'inspiration que j'ai voulu employer
à la place du mot "imitation"."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Il me revient cette opinion commune qui voudrait que par l'écriture il soit possible de retenir le passé et de se souvenir. Mais ce sont des légendes. J'écris mais je ne retiens rien du passé et je ne peux, le plus souvent, qu'écrire que j'ai oublié et que je t'oublie.
Il est assez curieux et remarquable que Barthes rapproche "inspiration" et "imitation". Si je cherche l'inspiration, en apparence, je cherche l'originalité et donc, toujours en apparence, je cherche à m'éloigner de toute imitation. Mais ce faisant, je fais l'auteur, je fais le créateur et je joue un personnage au dedans de moi-même et donc par là, je suis un imitateur, non pas imitateur de texte mais imitateur de posture. C'est aussi pour quoi, ici, j'invente une posture d"écriture nouvelle qui m'éloigne de toute tentation épigonale.
J'écoute encore ta voix. Je feins de craindre de me tromper. Je feins de craindre que ce ne soit qu'un ancien message. Je feins cela et je le crains vraiment. Je crains ta voix.




2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je m'en souviens comme une personne normale se souvient de ce qu'elle a fait en 2008, en 2006... C'est à dire que j'ai presque tout oublié. Je ne connais pas bien la mer alors que la ville était dans mon imaginaire et je ne le savais pas.
Et le vent ne s'arrêtera pas de souffler sur des terres inconnues des personnages, sur des terres inconnues de la fiction, inconnues de l'amour.
... la perception de l'entendement doit toujours précéder la détermination de la volonté.
... je suis le calendrier des marées, me donnant le trouble de vivre à 7h22, revenant à moi à 8h33, avec la lune et toutes les forces de la gravitation. ... un soir d'orage, qui ne disait rien d'autre que la pluie. Au bout de la rue, le plus souvent, c'est toujours une ouverture vers l'ailleurs.