Diégèse  mardi 6 juillet 2010
Le texte en continu

ce travail est commencé depuis 3840 jours et son auteur est en vie depuis 18293 jours (11 x 1663 jours)
2010




hier
L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 1er décembre 1979
"Je dirai, oui, bien sûr, il y a toujours une bibliographie,
et dans ce cas, la bibliographie, ce serait simplement toute la littérature."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Quand un groupe de plus de trois personnes doit se déplacer, il y a ce moment de la mise en route où chacun reprend sans y prêter attention le comportement de l'individu dans la meute, dans la horde. Chacun s'ébroue, se met en place. Le leader donne le signal et le groupe s'ébranle. Les départs à la cantine, dans l'univers du travail, offrent d'infinies possibilités de mise en route, de jappements destinés à constituer le groupe et à maintenir sa cohésion. Mais ce sont les vacances qui donnent encore davantage l'occasion de cette régression animale.
Est-ce qu'il y a pour Diégèse, une bibliographie. S'il y en a une, ce n'est pas "toute la littérature". Mais alors, c'est indécidable. Ce serait, simplement, tous les livres que j'ai lus mais aussi tous les livres que j'ai feuilletés, tous ceux que je n'ai pas voulu lire et tous ceux que j'ai commencés sans les finir. Au total, cela ne fait pas un si grand nombre de livres. Au total, cela ne fait même pas vraiment une bibliothèque.
J'écoute encore ta voix. Je ne me trompe pas. Ce n'est pas un ancien message. J'écoute encore ta voix. Je ne me trompe pas. Et je pourrais demeurer là, dans le moment précis où je découvre et où je redécouvre, sans lassitude, que je ne me trompe pas. J'écoute encore ta voix.



2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je ne suis pas seul dans mon oubli. Je sais qu'il s'agit d'un manquement aux règles de notre récit.
Et puis il n'y a aucun intérêt à suivre les traces d'un écrivain mort.



Je ne sais plus rien du cours des choses. ... les grandes masses liquides de ma tête me poussent au vertige.