Diégèse  mercredi 28 juillet 2010
Le texte en continu

ce travail est commencé depuis 3862 jours et son auteur est en vie depuis 18315 jours (32 x 5 x 11 x 37 jours)
2010

ce qui représente 21,0865% de la vie de l'auteur

hier
L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 8 décembre 1979
"Zola n'a - c'était juste un très grand écrivain, c'est je crois l'écrivain
le plus lu dans les bibliothèques du monde entier -
mais on peut le (sic) dire que son rôle ait eu la moindre importance
du point de vue d'une histoire du texte, ou d'une théorie de la littérature,
ou d'une théorie de la modernité."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que Descartes est un précurseur de Freud : "(mes chimères) bien que pensées par moi en quelque façon à mon gré, elles ne sont pourtant pas feintes par moi, mais elles ont leurs propres natures, vraies, immuables." Descartes établit ainsi la réalité même du fantasme et sa persistance. Mais je peux aussi tirer Descartes du côté de la théorie littéraire et remplacer chimères par "personnages". Et Descartes devient alors le complice d'Harold Pinter et de ses personnages qui ont leur autonomie propre.
Tout autant, cela n'a peut-être aucun sens mais cette absence potentielle de sens ou plutôt de sens commun, est sans importance dans "l'écrire comme tendance", sans complément d'objet... et je convie alors Barthes avec Pinter et Descartes à cette conversation curieuse, ininterrompue et sans autre but que de se poursuivre.
Zola... Il semble évident que Barthes, ici, improvise. Sans doute ne connaît-il pas bien Zola alors qu'il se lance sur le rôle ou l'absence de rôle de Zola dans l'histoire du texte. Il n'est pas "sûr de son coup", alors sa voix prend un ton assez péremptoire, presque pontifiant, il en rajoute... et il en oublie la négation... et il parvient littéralement à dire le contraire de ce qu'il semble dire. Ainsi, Zola aurait eu un rôle dans l'histoire du texte, dans la théorie de la littérature ou dans celle de la modernité.
Bien sûr. Dans le désir d'écrire, Zola est celui qui, le premier, a inventé l'écriture sur le motif, comme on dit "peindre sur le motif". Cette question du "motif", dans sa polysémie, alors que la leçon de Barthes porte sur la présence sur ou l'absence de complément direct après le verbe "écrire", n'aurait pu laisser Barthes indifférent. Le motif de Zola, son motif d'écriture, c'est le motif de la modernité, c'est le motif de l'aliénation des hommes par le monde moderne. Si zola n'a pas eu d'avenir dans la théorie du texte et de la littérature, ce qui reste à prouver, c'est que les théoriciens ont peut-être été paresseux, ou aliénés eux-mêmes.
Mais Barthes n'y avait sans doute pas réfléchi, ce qui explique son hésitation, son malaise. L'auteur du "roman expérimental" en 1880, n'était pas sans intérêt personnel pour la théorie littéraire et comme tout écrivain, il n'écrivait pas comme il disait écrire. C'est ce que montre très bien Philippe Lavergne à l'article "Zola" de son site de ressources "Magister.com", en faisant d'ailleurs référence à... Roland Barthes.
Mais ta bouche sur ma bouche et tes yeux dans mes yeux, ce serait aussi la douleur et plus grande encore que toutes les absences, et plus grande encore que le vide. Mais ta bouche sur ma bouche, ce serait le tourment, l'infini tourment des jours.
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Dans l'inventaire des souvenirs disparus, un souvenir demeure présent. Il pourrait y avoir autant de personnages que de figures sur le Pardon de Tronoën
Il est difficile d'échapper aux références littéraires car il est difficile d'échapper à la nostalgie, la nostalgie littéraire, la nostalgie comme style, comme esthétique, comme gagne-pain textuel.
... même si elles n'existent peut-être nulle part hors de moi, on ne peut pourtant pas dire qu'elles ne sont rien ; et bien que pensées par moi en quelque façon à mon gré, elles ne sont pourtant pas feintes par moi, mais elles ont leurs propres natures, vraies et immuables. (Descartes) ... la vitesse du cône d’ombre (c’est-à-dire la vitesse de la Lune)... ... j'entends les feux follets...
... avec le vent qui aura piqueté mon visage.