Diégèse  jeudi 29 juillet 2010
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Roland Barthes - Collège de France - séance du 8 décembre 1979
"... rendu à un état d'immobilité, de non lutte, de non agir,
de non vouloir saisir, de non vouloir écrire - absolu - et cependant
une extrême sensibilité aux moindres variations barométriques..."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
De l'été, je retiens l'été, qui est toujours le même été où le temps qui passe dispute au temps qu'il fait le signifiant même de "temps" et qu'alors, dans ce mixte insolent et immobile de ce temps qui ne passe plus vraiment et qui ne fait jamais vraiment rien, il se passe un peu de calme, parfois, un peu du "non vouloir saisir" de Barthes, un peu d'oisiveté sans inquiétude.
Au Collège de France, Barthes faisait un cours et l'objectif d'un cours, d'un enseignement est bien d'enseigner et je m'aperçois chaque jour depuis le début de cette année que c'est pour moi bien d'un cours qu'il s'agit et bien d'un enseignement et que depuis 1979, au moins depuis cette année-là, je vis l'enseignement de Barthes et que cette "Diégèse" pourrait bien être seulement l'application, même un peu scolaire, de son cours et se nommer ainsi "La Préparation du roman : méthode de Roland Barthes".
Je m'arrêterai en chemin, au chemin de ta bouche, au chemin de tes yeux, je m'arrêterai. Il n'y aura rien, qu'une boule de temps puis une scène qui deviendra une scène, mémoire de la mémoire, sensibilité pure.




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... une promenade, des odeurs de poivre, un peu de soleil tremblé. Le roman n'est pas une figure immuable et éternelle.
Ce n'est rien, c'est mon jeu, c'est le jeu qui fait rejoindre la diégèse et le temps qui passe, le temps qui passe toujours simplement et pour lequel nous inventons en permanence des jeux, des jeux d'accélération, des jeux de ralentissement et des absences, des absences de folie ou des absences de sommeil...
Ainsi, quand j'imagine par exemple un triangle, encore que peut-être une telle figure n'existe et n'ait jamais existé nulle part au monde hors de ma pensée... (Descartes) Ombre et pénombre. C'est toujours la même gare.