Diégèse  lundi 7 juin 2010
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Roland Barthes - Collège de France - séance du 1er décembre 1979
"Être amoureux, c'est choisir un être
parmi mille autres possibles, mais précisément celui-là."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens qu'il y a dans l'éclipse tous les éléments d'une dramaturgie : l'attente, la disparition et le coup de théâtre cependant attendu. Cette dramaturgie est une dramaturgie amoureuse, évidemment amoureuse où le retour après la disparition garde l'empreinte de la tristesse infinie de la disparition. Pourquoi revenir puisque tu as un jour disparu ? Barthes a raison. "Être amoureux, c'est choisir parmi mille autre possibles..." Mais il faut aller plus avant. Ce qui détermine le coup de foudre, c'est le temps du coup de foudre, cette fenêtre possible ouverte sur la passion et qui ne reste ouverte, comme pour l'éclipse, que très peu de temps. Ainsi, quand la fenêtre du coup de foudre est ouverte, je me jette au hasard au cœur de qui passe et je justifie après coup ce choix désordonné qui ne trouve son ordre que dans l'incertitude galactique.
Je vais quitter la fenêtre. Je vais quitter mon reflet. Je vais quitter la rue figée de la nuit. Je vais m'asseoir près de toi. Je vais te regarder.


2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Ainsi, après un temps, toutes les éclipses se valent. Je ne sais plus écrire...
Je me demande pourquoi votre rue est triste, pourquoi votre mémoire est triste. Il faut se conformer conforme aux rites de passage et puis aussi faire semblant de se résigner, de se résigner à la résignation de ne plus être, de ne déjà plus être, de ne déjà plus être encore, désormais, désormais, désormais.

La conversation s'enchevêtre dans des dates et encore un peu trop de mots.
... je me dis que c'est bien moi qui construis autour de moi les conditions de ton absence.