Diégèse  mercredi 9 juin 2010
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Roland Barthes - Collège de France - séance du 1er décembre 1979
"Il y aura plutôt une sorte de suspension,
un suspense final, dont je ne connais pas moi même la résolution."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
C'est une très ancienne chaîne logique qu'il n'y ait de réel que sensible et que dans le même temps le sensible trouble le réel si bien que le réel est dérobé tant et tant qu'il est logique et raisonnable de douter de sa réalité.
Au tout début du premier cours de ce qui sera sa dernière année de cours, Barthes annonce "un suspense final, une sorte de suspension." Entendre cela aujourd'hui, sachant qu'il est mort avant la fin de son cours, c'est à la fois déplacer le sens de la phrase pour le tendre vers la prophétie. Il y aura bien "une sorte de suspension" puisque Barthes ne donnera pas son dernier cours. Et c'est aussi ne plus avoir accès au sens possible de la phrase puisqu'il n'y a plus ni suspense ni suspension... Barthes est mort. Là serait sans doute la spécificité diégétique de l'élément littéraire biographique quand le sujet de la biographie est mort : il n'y a plus de suspense dans l'ordre du récit, mais il y a encore du suspense dans l'ordre du texte.
Te regardant la rue a disparu. Je ne suis plus certain de sa veille discrète derrière la fenêtre, plus loin, guettant le dehors, attendant ton retour.
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
C'est en quelque sorte un souvenir littéraire.
La rue est vide, la rue est vidée, ni blanche, ni noire et pas tranquille, pas si tranquille. Il est possible encore d'observer ce réel, sans y superposer son désir, sa crainte, son analyse, sa volonté de regarder le réel.
... la distorsion qui courbe les lignes d'un quadrillage...
Je ne te verrai pas t'éloigner... Mais ce n'est pas la lecture, mais ce n'est rien, rien d'autre que tout cela, que toute la vie qui marche.