Diégèse  jeudi 10 juin 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 1er décembre 1979
"Donc écrire, je dirai, c'est vouloir réécrire.
Je veux m'ajouter activement à ce qui est beau
et cependant me manque."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens qu'il y a le regard et qu'il y a le mouvement. Je regarde ce qui bouge et, soudain, mon regard aussi est en mouvement. J'écris bien mon regard et non mes yeux ou ma tête. Il ne s'agit pas de cela mais bien du mouvement même du regard. C'est quand mon regard se met en mouvement que vient le désir et le désir d'écrire.
Ce désir de réécrire évoqué par Barthes ici : écrire c'est vouloir réécrire, je ne le rencontre qu'à la lecture de manuscrits ou à la lecture de textes non imprimés. Le texte électronique, numérique, donne la possibilité de réécrire indéfiniment. Ainsi, je peux aussi penser que la pratique de l'hypertexte dans Diégèse, est une pratique mise en scène de réécriture perpétuelle.
Et j'entends alors le mouvement de ton corps, cet ébranlement doux qui rejoint mon regard.



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L'insouciance est aussi une pratique d'oubli. Je regarde et je me trompe.
C'est intéressant le coin d'une rue, le coin des rues, pour ce que cela dit de la rue, pour ce que cela dit des rues. Le jour libre, libéré, lisse et lissé.

... le reflet des verres sur la vitrine toute proche. ... au rythme de tes phrases qui dansent encore des danses... Je me souviens de toi encore.