Diégèse
 mardi 15 juin 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 1er décembre 1979
"Et cette joie de lire produit des lecteurs, sans doute,
c'est nécessaire, mais elle produit des lecteurs qui restent des lecteurs."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que dans le souvenir, c'est la nuit qui rend coupable et c'est aussi la nuit qui sauve de la culpabilité. Mais ce n'est pas la nuit des corps. Mais ce n'est pas la nuit de l'âme. C'est seulement la nuit de la nuit dans les souvenirs épars avec pour conducteur la culpabilité de ce que je n'ai pas fait, de ce que je n'ai pas dit, ou de ce que j'ai fait, de ce que j'ai dit, et parfois, de temps en temps, subrepticement, un peu d'amour.
Barthes s'interroge sur le couple "lecture - écriture". "J'écris parce que j'ai lu", dira-t-il. Et je lis dans le blog d'Hubert Guillaud "qu'en 2009, (...) pour 288000 titres publiés par l’édition traditionnelle, l’édition à la demande et l’auto-édition ont publiés 764 000 titres différents !" Si la tendance lourde du livre est cette atomisation, si je ne lis plus que ce que j'écris, ce sera la fin du livre. Et est-ce que ce sera la fin de l'écriture ? Sans doute pas de l'écriture comme "manie". Je ne pourrai rien faire contre le jour qui te caresse, ce jour en réveil, ce jour en bruit, et je vois sur ton cou la marque encore ténue de la lumière.





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Mais je sais que ce sentiment de culpabilité qui m'étreint parfois, qui m'a étreint par le passé, celui-là est un formidable vecteur de souvenir et fait en sorte que je n'oublie pas, que je n'oublie rien de ce qui me rend coupable. C'est la limite du corps.

Le pluriel est un malentendu.
... nuit multiple... Et je repars sans crainte. ... avant que vienne le sommeil... ... c'est dans le sommeil que je te comprends.