Diégèse  jeudi 17 juin 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 1er décembre 1979
"J'écris parce que j'ai lu. J'écris parce que j'ai lu."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens seulement un peu de l'éclipse sur un paysage familier. Ainsi, la "géographie narrative" de l'éclipse est une géographie de rues qui suivent des rues et parfois un champ et plus loin un grand fleuve oriental.
Barthes dans son fantasme d'écriture - au sens de scénario d'écriture - prolonge la figure de l'écrivain-lecteur, s'enfante chez Michelet. "J'écris parce que j'ai lu" dit-il. D'autres fantasmes d'écriture sont possibles, parmi lesquels "j'écris pour ne plus lire" et Mallarmé dira : "la chair est triste et j'ai lu tous les livres" à quoi l'on pourrait ajouter : "donc j'écris". Et comme on n'a pas lu tous les livres il demeure que la chair est triste.
La lumière et le matin entier se penchent vers toi. Je vous regarde, la lumière, le matin et toi, et ma tendresse se fait violente jusqu'au malheur.




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Il suffit d'une chambre, une chaise, un lit, un peu d'immobilité, un peu d'immobilité silencieuse et la fabrique de souvenirs est interrompue. L'éclipse est l'imaginaire du monde, pourvue d'une géographie narrative.
Je ne peux pas vous emmener vers l'Euphrate car il ne s'agit pas vraiment de l'Euphrate.


... une larme, un cri et toute la vulgarité du bonheur. Il se rapproche des enfants qui viennent s'y baigner, il laisse comme dans les contes de fée, les animaux se pencher sur lui et boire. (l'Euphrate) Je ne voulais pas recommencer des baisers froids, des corps sans désir, à l'encontre du texte.