Diégèse  lundi 28 juin 2010
Le texte en continu

ce travail est commencé depuis 3832 jours et son auteur est en vie depuis 18285 jours (3 x 5 x 23 x 53 jours)
2010

ce qui représente 20,9571% de la vie de l'auteur

hier
L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 1er décembre 1979
"Le désir d'écrire comme seul désir."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que l'écriture, à cette période de l'année, se fait douce et désabusée. Il y règne une sorte de tendresse sourde et calme, une manière de frustration morne que l'on pourrait définir comme post-post romantique ou peut-être seulement romantique. Ou peut-être que c'est seulement une impression.
"Le désir d'écrire comme seul désir", dit Barthes. La phrase est ambiguë. Je peux la comprendre ainsi : le désir d'écrire abolit les autres désirs, les recouvre, les précède. C'est le seul  vrai désir. Mais je peux aussi la comprendre autrement : de tous les désirs, il ne me reste plus que le désir d'écrire. Je peux aussi ne pas choisir entre les deux interprétations et les vivre ensemble en même temps.
Le silence s'approfondit jusqu'au silence véritable. Tu vas te réveiller. Puis ce sera la fin de la nuit. Puis ce sera la fin.





2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Ce sera la fin du texte et la fin de la douleur du texte. Je ne sais pas s'il s'agit d'avoir de la force, du courage ou seulement de la constance, ou seulement de la patience, de la patience morne.
Je ne sais plus du tout ce qui se passe.
Est-ce que je parviens ici et là, ici et là, ici et là, à mieux décider, à mieux accepter, à mieux renoncer et suis-je plus clairvoyant sur ce que je dois décider, ce que je dois accepter, ce à quoi je dois renoncer, lentement, avec le plus de tendresse possible pour le monde et le monde se réveille bleu, et je regarde le monde bleu qui se réveille, des baisers dans les yeux et la nuit se réveille aussi, juste avant de disparaître avant d'avoir pâli. ... comme le soleil en croissant. ... un peu désolé de tout ce temps qui a passé.