Diégèse  lundi 3 mai 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 3 mars 1979
"La forme brève est sa propre nécessité, est sa propre suffisance
et (qu') en réalité elle ne se prête pas, elle se garde."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que la tonalité générale d'un jour d'écriture ici est le plus souvent donnée par l'écriture du même jour, dix années auparavant. Cette pratique d'écriture "anniversaire", qui ne célèbre rien que l'écriture, est ainsi enchaînée à un imaginaire ancien, imprimé par la fatigue ou par l'angoisse, impressionné par la fatigue et par l'angoisse.
Mais il s'agit bien ici du terreau d'écriture, de son support, et je ne suis pas plus angoissé quand j'écris l'angoisse que je suis amoureux quand j'écris l'amour. En conséquence, je ne suis pas plus nostalgique quand j'écris la nostalgie et je pourrais écrire le bonheur que je n'en serais pas plus heureux. Pas davantage, mais pas moins.
Quelle serait la forme qui "serait sa propre nécessité" ? Barthes assure que ce serait la forme brève, instituée comme unité indivisible de cette essence mystérieuse qui lie le signifiant au signifié. Je pense que ce peut être n'importe quelle forme pour peu qu'elle soit "langage" et que son intention première ne soit que langage. Ainsi, écrire pour écrire serait la seule façon de vraiment écrire.
Je te vois dans la ville maintenant, image dans les images. Tu affiches ton absence dans leur insouciance Tu désignes le manque dans leur simulacre du désir.


2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
J'ai, plus jeune, connu l'amour. Mais ces rêves ont aussi été nos rêves.
Je n'en suis pas certain mais je n'y peux pas grand chose car vous dites que l'écriture, c'est la liberté. ce n'est rien de cela.
... je veux donc continuer à chercher pour voir si moi-même, qui ai cette idée, je pourrais être, s'il n'existait aucun être qui fût tel. (Descartes)
J'irai encore une fois seul, sans toi et en criant plus tard que tu étais trop proche. Mais il y a cette angoisse que je ne comprends pas, qui ne cède pas à la joie qui a été donnée, qui recouvre la joie qui a été donnée, qui se plaît à s'insinuer loin dans le corps et qui le tord et qui le pleure. Je crains que l'imaginaire ne vienne s'assécher sous la fatigue.