Diégèse  mardi 11 mai 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 10 mars 1979
"Peut-être que pour faire un moment de vérité, il faut de la mort et de l'amour."


Ce que je retiens... (des années précédentes)...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait......puis ce que j'écris.
Je retiens qu'il y a des jours où le temps donne l'impression de céder comme un meuble vermoulu cède sous son propre poids. Quand le temps cède, il ne plisse plus, il ne se tend pas non plus. Il quitte seulement les lieux et la mémoire des lieux. Il renonce à raconter l'histoire.
Je retiens que la langue française donne à l'amour et à la mort des assonances et des consonances qui rendent leur rapprochement facile, trop facile mais qui rendent leur rapprochement facile, merveilleusement facile.
Il ne se passe rien. Tu disparais là-bas et le temps disparait avec toi. Je reste dans la ville et je disparais dans la ville.






2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je peux raconter mes souvenirs à moi, me rappeler des bribes de nos dialogues qui étaient rarement des conversations.
Alors, et si c'était encore cela, et si c'était juste cela qui pouvait se passer, l'amour ?


Le phare de la Pierre de Herpin remplace le château d'eau, érection futile et nécessaire, la mer tangente, rafraîchissante dans l'écume, douce aujourd'hui. ... et la ville qui se calme, qui part vers toi, qui revient vers moi... J'ai regardé les mouvements de tes bras...