Diégèse  mardi 18 mai 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 10 mars 1979
"La meilleure transformation sémantique du mot incident,
ce serait le mot pli. C'est un pli, un incident."


Ce que je retiens... (des années précédentes)...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait......puis ce que j'écris.
C'est sans doute le printemps qui n'est pas un printemps, qui ne l'est jamais et qui préfère, toujours, jouer la fin de l'hiver, puis annoncer l'été. C'est sans doute cela, ce printemps, qui n'est jamais vraiment de ce temps.
"un incident, c'est un pli", dit Barthes et je pense, comme il devait lui aussi penser, à Michaux et à son recueil de 1949 "La Vie dans les plis" ou bien à "L'Espace du dedans" dans lequel on peut lire :

Dans le noir, dans le soir sera sa mémoire
dans ce qui souffre, dans ce qui suinte
dans ce qui cherche et ne trouve pas

(...)
Dans la route qui obsède
dans le cœur qui cherche sa plage
dans l’amant que son corps fuit
dans le voyageur que l’espace ronge.
Le printemps déjoue ton ombre, à ta suite, emporté. Le printemps décrit ton ombre, pris de frissons, déjeté.


2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Il s'agissait d'autres fictions, brèves et vite oubliées.

Je pars avec le désir et sans désir.



Je regarde la peau brune de laquelle l'eau se retire en gouttelettes minces et j'aimerais cette peau brune. ... tu m'entendras encore dans ta vie embuée.