Diégèse  samedi 22 mai 2010
Le texte en continu

ce travail est commencé depuis 3795 jours et son auteur est en vie depuis 18248 jours (23 x 2281 jours)
2010




hier
L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 10 mars 1979
"Troisième détermination que je suppose : la décision de changer la taille de l'œuvre projetée.
C'est à dire de passer à une œuvre longue et une œuvre très longue."


Ce que je retiens... (des années précédentes)...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait......puis ce que j'écris.
Ainsi, je retiens que le projet de cette écriture est demeuré, depuis 3795 jours, toujours le même : dire l'amour de cette façon incongrue, anodine et grave, tous les jours. Et ce qui fait ces textes, c'est qu'ils sont écrits.
La question de la taille de l'œuvre, pour une pratique d'écriture quotidienne est la question de la durée de la vie, ou plutôt, celle de la durée du reste de la vie, ce qu'il en demeure et les jours qui demeurent disponibles pour poursuivre cette pratique quotidienne, l'écriture. C'est alors que la question de l'œuvre se détache de l'écriture. Elle part. Il n'y a pas d'œuvre. Il ne peut donc être question de sa taille. Décider soudain de faire œuvre, ce serait décider, peut-être, d'arrêter d'écrire.
Le sillage laissé par les piles du pont prend le reflet de ton corps quand les grandes roues blessées pleurent ton absence, déjà.



2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
... sauf cette petite conscience de soi qui fait que l'on dure, que l'on perdure, que l'on garde tout au long de la vie cette permanence, cette permanente permanence que l'on finit par croire éternelle, dans l'irréalité de cette éternité... ... c'est comme une éclipse...
Ce qui fait ces textes, c'est qu'ils sont écrits. It even could not be a song.


... le sillage de ton corps dans ma mémoire et toutes les lumières qui cisèlent la mémoire de ton corps... ... ce travail fou qui consiste à dire l'amour de cette façon incongrue, anodine et grave, tous les jours...