Diégèse  lundi 24 mai 2010
Le texte en continu

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2010




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L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 10 mars 1979
"Et il y a une extrême difficulté, ou peut-être un extrême courage
- je (ne) sais pas encore bien - à ne pas donner le sens ou un sens
à ce qu'on rapporte, à ce qu'on note."


Ce que je retiens... (des années précédentes)...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait......puis ce que j'écris.
Je retiens ici et encore une fois la convergence de ce que j'écris de l'écriture avec le cours de Barthes de 1979. À cela, je ne donne aucune explication : écrire, ce n'est pas comprendre et ce n'est pas lire... Il n'y a cependant ni difficulté ni courage à ne pas donner sens à ce qu'on note, à ce que je note. Il y a parfois, dans le meilleur de l'écriture, le sentiment que c'est cela qu'il fallait faire. Non pas que c'est cela qu'il fallait écrire, mais que cela, il fallait le faire.
C'est la Pentecôte et demain commence le temps ordinaire. Je regarde une mauvaise copie de l'Évangile selon Saint Mathieu de Pasolini en version originale sous titrée en espagnol avec une émotion qui confine à la joie.
Avec la scène du souvenir vient le moment du souvenir et le moment conduit la scène et la scène conduit le moment. Je ne sais plus rien de la scène et plus rien de ce moment. Une couleur parfois, et l'exacte sensation d'un chant réprimé.


2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Son amnésie était principalement émotionnelle. ... la mémoire frauduleuse.
Écrire, ce n'est pas comprendre et ce n'est pas lire.


... le rocher se démet de ses algues... ... ne reste que la tristesse de ne pas pouvoir être heureux. Peux-tu me dire ce que la tempête te donne à lire dans tes rêves ?