Diégèse  samedi 29 mai 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 10 mars 1979
"Le moment de vérité, c'est quand la chose même est atteinte par l'affect."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens la solitude, qui n'est jamais complète, puisqu'elle se borde de souvenirs qui sont autant d'appels à l'autre, d'appels aux autres. Puis tout devient souvenir, le temps qu'il fait comme le sommeil, et le soleil même.
Le moment de vérité, c'est pour Barthes, le moment de l'écriture et surtout, le moment de la "notatio". Ce qui fait que je note irrémédiablement, c'est ce qui fait que l'affect rend l'instant irrémédiable. C'est cela le moment de vérité. Cependant, la lassitude, l'impatience, la névrose ne me rendent souvent pas assez disponible pour noter. Je fais alors le chemin à l'envers. J'invente la chose et j'invente l'affect et j'écris.  L'écriture devient alors une technique.
Il n'y a pas de temps pour ta disparition. Il n'y a pas de temps pour le souvenir. Je ne me souviens pas de toi. Tu ne m'affectes pas. Je t'appelle.



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Et le temps passait ainsi, sans que ce soit le temps, sans qu'il soit mesuré autrement que par son passage. Nous sommes toujours dehors, en dehors, quand nous regardons une maison.
Elle ne cesse que lorsque cesse la lecture et que les personnages sont perdus, sont encore perdus dans l'Orient et je ne peux pas savoir s'il faut les suivre.
... toute mon existence dépend de lui en chacun de ses moments... (Descartes)
J'invente le sommeil qui sait bien m'éloigner de toi. ... dans le soleil joyeux des étés qui commencent. Je voulais vous laisser vous amuser, jouer à oublier.