Diégèse  lundi premier mars 2010
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2010

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 13 janvier 1979
"C'est dans l'intérieur, là d'où il est repoussé, que l'été est le plus fort."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que l'amour est affaire de récit et que l'amour est donc affaire de diégèse. L'évocation du souvenir provoque un effet de réel. Un sourire, des lèvres, un baiser qui flottent dans le temps indéfini du récit. La gravité de l'amour possible, la légèreté de l'impossibilité de l'amour et cette notation du "temps qu'il fait" au sein du temps qui passe.
Je retiens que Barthes aurait pu nommer son cours "la préparation du poème" tout aussi bien que "la préparation du roman" et je retiens, je retiens bien, que l'on trouve dans le fil du cours de Barthes tout aussi bien les linéaments du roman que des vers, que des vers entiers, que des haïkus, que les linéaments du poème, qui sont tout le poème.
C'est un autre paysage. C'est un autre moment. C'est une autre saison.  Tu es dans cet autre paysage, dans cet autre souvenir.






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Je ne sais plus dépasser le souvenir de ton sourire et tes yeux mêmes sont cachés par l'oubli qui demeure. Il y aurait même un effet de réel.
... l'intérêt suscité par un personnage, par l'histoire racontée par un personnage, cet intérêt mystérieux, c'est un mystère...



... la nuit froide tremblait devant mes yeux. ... la gravité d'une accolade et d'un baiser...