Diégèse  mardi 2 mars 2010
Le texte en continu

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L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 13 janvier 1979
"Puisque la perversité, en un sens, c'est ce qui peut freiner la névrose
et ce qui peut freiner l'obsessionnalité."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que dans toute ton absence, parmi toutes tes absences, malgré ce caractère d'absence qui te caractérise comme personnage, il y a ta présence, cette présence légère et incertaine, cette présence versatile, le printemps.
J'ai entendu dans un reportage radiophonique un homme pleurer parce que le mur de Berlin était tombé, puis son émotion, contagieuse comme les émotions, s'est perdue dans l'image d'un vert très particulier d'une campagne d'Allemagne de l'Est. Je crois qu'il s'agissait d'un vert acidulé.
Tu es là, et soudain au plus proche de la vie, et soudain au plus proche des couleurs et ce sont des couleurs vives, et ce sont des couleurs joyeuses et les couleurs font le souvenir coloré, elles font le souvenir très coloré et je peux me reposer là dans les couleurs vives du souvenir.




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Je vais donc continuer à décrire et à évoquer cet amour perdu. On ne sait rien de toi.
... je remarque que c'est une question de temps, non pas une question d'époque, mais une question de temps, de temps qu'il fait qui se mêle au temps qui passe, le temps qui fait et qui passe à la fois et ce temps de saison qui n'est pas, qui n'est jamais un temps de saison, un véritable temps de saison.
... comme lorsque je pense un homme, ou une chimère, ou le ciel, ou un ange, ou Dieu.
... voici le texte que j'écris. Je me souviens aussi de ton sourire. J'ai marqué le jour de ton absence.