Diégèse  lundi 8 mars 2010
Le texte en continu

ce travail est commencé depuis 3720 jours et son auteur est en vie depuis 18173 jours (17 x 1069 jours)
2010

ce qui représente 20,4699% de la vie de l'auteur

hier
L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 20 janvier 1979
"La sensation poétique n'est jamais séparée d'une référence
à ce que nous appellerons "le temps qu'il fait"."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens qu'avec l'annonce du printemps, métaphore séculaire du retour à la vie, le texte se tourne vers toi, utilisant un "tu" qui en devient mystique puisque désincarné.
Barthes et "le temps qu'il fait"... Le haïku classique détenant toujours un "mot-saison", Barthes, dans son cours de 1979, laisse beaucoup de place au temps qu'il fait, citant Proust et le narrateur de la Recherche qui feignait de se demander s'il allait se transformer en baromètre. Barthes oppose cette rêverie littéraire et météorologique au bulletin météo de la télévision, qu'il qualifie de "blabla". Ainsi, par métonymie, le bulletin météo est à Proust ce que la télévision est à la poésie.
Mais il n'y a pas eu de caresse. Il n'y a pas eu de nuit. Il n'y a pas eu de matin. Il y avait le jaune des genêts tout au long de la route.






2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
... ce souvenir qui n'est jamais ton souvenir... Ce serait donc la vie ?
Cela dure toujours plus longtemps que le temps que l'on peut imaginer que ça dure.
En effet, que j'aie l'intellection de ce qu'est une chose, de ce qu'est la vérité, de ce qu'est la pensée, cela, il ne me semble pas le tenir d'ailleurs que de ma propre nature elle-même... (Descartes)

Je remarque tes lèvres toujours un peu plissées dans une moue que tu accroches à tous tes mots et à toutes tes phrases... Il ne manquait que toi, ton rire et les soupirs de ton sommeil.