Diégèse  samedi 13 mars 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 20 janvier 1979
"Il peut s'agir de sujets qui s'aiment tellement
qu'ils se le disent par la délicatesse même de l'insignifiance."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que l'auteur ne sait des personnages que ce qu'ils disent, de ce qu'ils en disent. Chacun des personnages filés les années précédentes écrit, en 2009, parle en 2008 et en 2006, et le narrateur, en 2006, parfois les décrit bien que cette description soit floue, incertaine, changeante . Et toi, qui apparais parfois sous la forme terrible d'un "toi", d'un "tu", toi que je ne décris pas, toi qui ne parles pas, toi que j'emmène dans ce voyage insensé, perdu parmi les perdus, innocenté de tout doute et de toute lâcheté, toi, personne ne sait rien de toi ni même de ton existence, comme personne et comme personnage. Que pourrait-il y avoir en deçà du temps qu'il fait, en deçà de l'insignifiance qu'échangent les sujets qui s'aiment tellement ? Il y aurait cette extrême proximité tout entière contenue dans le "ça va ?" ces mots des pauvres gens qu'a chantés Léo Ferré.
Je regardais le paysage. Là-bas les champs affairés à leur alignement. Là-bas, le canal, tendu, raide, tout à son irrigation. Je regardais le paysage, insouciant de mon drame et tu regardais le paysage. Là bas, les champs alignés, là-bas, le canal d'eau fraîche.



2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Que devrais-je raconter que je n'ai pas encore écrit ? Je voudrais maintenant me reposer.
Je fais l'ami auprès de gens qui n'ont pas d'amis.
Et rien ne m'est plus naturel que de juger que cette chose envoie en moi sa ressemblance plutôt que n'importe quoi d'autre ? (Descartes)
Parler de ce voyage insensé ?
... perdu parmi les perdus, innocenté de tout doute et de toute lâcheté...