Diégèse  mercredi 17 mars 2010
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Roland Barthes - Collège de France - séance du 20 janvier 1979
"Car il y a des cas où seule l'insignifiance est délicate."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens l'agitation des jours, cette agitation même qui est une pratique d'oubli, une pratique maniaque, une pratique obsessionnelle, un palliatif de ton absence.
"L'insignifiance est délicate" et même "seule l'insignifiance est délicate". Quels sont ces cas où "seule l'insignifiance est délicate ?" Je pense aux cas de grande douleur, ces jours de condoléances, ces jours de consolation qui sont aussi des jours de petits riens. Je pense aux jours ordinaires, une main sur une épaule, un sourire peut-être et je pense alors qu'il n'y a pas grande différence entre les jours de grande douleur et les jours ordinaires. Au bout du chemin, nous pourrions jouer dans le fouillis des herbes de la citadelle, nous appeler, crier et rire de nous retrouver. Au bout de ce chemin, nous pourrions nous toucher dans le fouillis des herbes de la citadelle et nous serrer soudain dans nos rires emmêlés.






2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
J'inventerais la fin de l'hiver, un peu de soleil, une lune montante. Il n'y a pas que l'oubli.
Je pourrais imaginer n'importe quelle intrigue policière, n'importe quelle intrigue criminelle.


Je marche sous le soleil, oubliant pour le moment qu'il y aurait tant d'autres choses à faire. ... ta vie qui parle de tout, de rien, d'autre chose que de moi. ... stupéfait toujours de cette rencontre.