Diégèse
 dimanche 21 mars 2010
Le texte en continu

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2010




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Roland Barthes - Collège de France - séance du 27 janvier 1979
"Tout artiste est lié à une erreur avec laquelle il a un rapport particulier d'intimité."
(Blanchot)


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que le parcours du souvenir, que le travail du souvenir, le travail de se souvenir, me conduit de l'absence dans la présence vers la présence dans l'absence. Je retiens que cette présence dans l'absence de l'amour, par le souvenir, est bien une présence réelle dans une absence absolue et définitive. C'est en cela que l'amour est une mystique et que l'expérience amoureuse est une transcendance.
Et ce serait quoi cette erreur avec laquelle j'aurais un rapport particulier d'intimité ? C'est difficile à décider car aussitôt que j'identifie un événement, un fait, un mouvement qui pourrait constituer cette erreur première et intime, il me vient à l'esprit un autre événement, un autre fait, un autre mouvement, antérieur, qui pourrait tout autant marquer cette intimité première, ce basculement implacable et ténu.
Autonome le monde nous revient. C'est un peu de vent. C'est cette odeur forte des herbes bousculées. C'est le bruit aérien d'une voiture, là-bas. C'est le monde.




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Je garde pour moi la douceur de certains duvets, l'âpreté de tes lèvres dans l'amour, un peu de sueur qui venait parfois. Alors, tu voudrais jouer quel rôle ?
Après la scène, je me rappelle des bribes de la scène comme je ne me rappelle que des bribes des rêves, que des bribes de mes rêves.


Je suis resté jusqu'au soir, tirant les cordes du souvenir à ces sons épars qui parvenaient ici et là. ... juste en deçà de la tendresse, un peu en dessous... Au milieu des phrases je regarde le téléphone posé à côté de moi, qui ne sonne pas.