Diégèse  dimanche 28 mars 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 3 février 1979
"C'est en cela que consiste l'écriture, en une sorte de combat,
souvent extrêmement rusé avec les connotations culturelles
des mots qui nous sont imposés."


Ce que je retiens... (des années précédentes)...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait......puis ce que j'écris.
Je retiens l'évidence, le temps qui va et qui vient autour du temps présent, ce temps présent qui, dans le calme, n'accepte pourtant pas toujours d'être présent.
"Je sais les noms." C'est ainsi que commence l'article que livre Pasolini le 14 novembre 1974 au Corriere della sera et qu'il intitule Le Roman des massacres. Ces articles politiques sont réunis dans un petit livre réédité chez ChampsArts sous le nom d'Écrits Corsaires. Je cherchais, sans chercher sérieusement, la référence de l'article depuis longtemps et plus précisément ceci : Je sais. Mais je n'ai pas de preuves. Ni même d'indices. Je sais parce que je suis un intellectuel, un écrivain, qui s'efforce de suivre tout ce qui se passe, de connaître tout ce que l'on écrit à ce propos, d'imaginer tout ce que l'on ne sait pas ou que l'on tait...
J'ai retrouvé l'article et le hasard veut que cette même phrase soit citée aujourd'hui dans un article du Monde qui prend pour titre Le Manuscrit volé de Pasolini.
Qui sait les noms aujourd'hui ?
Qui s'efforce d'imaginer tout ce que l'on ne sait pas ou que l'on tait ?
Mon rêve s'éclabousse de cris sans sommeil. Je reconnais les cris de ton enfance. Les genêts sont sans couleur dans la nuit.
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Le présent est parfaitement calme. Ce sera pourtant le printemps...
Quelle serait la passion du texte ? ... dans la douceur océane du matin, dans votre voyage, dans ce petit voyage qui célèbre la douceur, la douceur de cette vie, la douceur de votre vie, la douceur de votre simple vie, votre simple douce vie, et votre amour doux, et votre amour.

J'ai tellement vieilli.
La douleur calmée, un peu, je suis allé chez moi dans le froid revenu.