Diégèse  mardi 30 mars 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 3 février 1979
"et "yani" ce pourrait être peut-être au fond  la meilleure définition de la beauté :
une scintillation entre deux morts."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens qu'il y a ces jours où le temps passe sans moi, dans cette "fugitivité" malheureuse du temps, qui se passe alors de l'écriture, qui ne permet pas d'écrire, qui ne donne aucun support à cela.
J'ai entendu un texte de Paul Morand dans lequel il imagine Venise sous les eaux et les gondoliers qui croisent la cime du campanile "qui abrite les derniers chats de Saint Marc".
Au réveil, sans souvenirs, je regarde la nuit.







2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Je pense à tout ce que je n'ai pas raconté. Et puis il fait humide.
Je n'étais pas certain du mot "fugitivité", je n'en étais pas vraiment certain et le dictionnaire du traitement de texte ne le connaissait pas, ne le connaissait pas non plus et j'ai pourtant trouvé des articles et notamment des articles de psychanalyse qui utilisent ce mot, qui l'utilisent pour exprimer le temps qui passe, et qui évoquent ainsi la fugitivité de la vie.



... comme si rien ne me disait plus rien.