Diégèse  vendredi 12 novembre 2010
Le texte en continu

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2010

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L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du
"Je ne sais - je ne suis pas très bien -
je ne suis pas sûr de ce que je fantasme vraiment :
si c'est le continu ou le discontinu."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Il y a bien une histoire. Il y a bien des histoires. Ainsi, aujourd'hui, il s'agit de l'histoire d'un homme qui est parti esseulé au bord de la mer et qui, sous la pluie, se promenant l'après-midi, a cru voir sa maîtresse, son ancienne maîtresse au bras de son amant, de son nouvel amant. Le soir, il écrit cela dans l'hôtel presque fermé. Cependant, cette histoire n'a aucun intérêt et seule son écriture pourrait valoir que l'on s'y arrête. Il faudrait donc choisir une forme. Il semble assez évident que la forme la mieux adaptée à cette histoire-là est la chanson de variété.
Je ne commenterai pas la rafale de lapsus produite par Barthes alors qu'il parle de son fantasme de continu ou de discontinu. En ce qui concerne l'écriture, on ne peut que fantasmer de produire le texte total, ni continu, ni discontinu mais global et globalisant. C'est le fantasme exprimé par Mallarmé et son "livre total"et je crois que c'est ce fantasme de l'œuvre totale qui anime Barthes et tous ceux qui veulent vraiment écrire. Vouloir écrire un livre, ou ceci, ou cela et faire publier cela, ou encore cela, c'est autre chose. C'est fait, au mieux, pour rassurer son entourage. C'est toujours pour faire plaisir à papa ou à maman.
Je me promène dans le paysage, tous les paysages, dans le temps, puis par tous les temps. Je me promène seul, esseulé lassé, adouci de mémoire.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Seul dans l'hôtel presque fermé, je peux mesurer la nuit entière la solitude de la nuit entière. Mais le temps de l'écriture passe parfois plus vite que le temps qui passe.
Leur temps est très clairement inscrit dans leur projet de texte...


... riant sans détour de ma méprise. Je ne me rappelle rien de ce dimanche qui ajoute la peine à la peine, une douleur sourde à celle qui se développe aujourd'hui. Je ne peux dire ce que cette image m'a donné de peine.